Paris mai 1966

Ma chère petite Suzanne

Que ces petites clochettes viennent toutes à vos oreilles pour vous dire que je ne vous oublie pas, malgré mes zones de silence que je déplore mais qui, je vous assure, sont bien involontaires.

Tous ces temps-ci, je traverse une mauvaise période avec de violentes douleurs de tête (suite sans doute de sinusite) et des accès de fièvre intermittents.

Tout cela me paralyse pour écrire mais croyez bien que ma pensée vole souvent vers vous, surtout lorsque je reste, sous le coup d’une lettre aussi mélancolique que celle que vous m’avez écrite le 20 mars dernier et qui assiège mon esprit.

Je vais vous écrire sous peu et, en attendant, je vous embrasse, ma chère petite Suzanne, de tout mon coeur en vous priant de bien vouloir transmettre à votre maman mes sentiments affectueux.

Henry

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